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"Je me faufile dans la foule, je suis invisible aux yeux des gens et si je meurs, personne ne le remarquera."

"Je me faufile dans la foule, je suis invisible aux yeux des gens et si je meurs, personne ne le remarquera."
Au beau milieu d'une avenue surpeuplée de femmes d'affaires en tailleur gris et d'hommes en costars cravattes se tient un homme grand et mince se différenciant des autres personnes de par sa tenue et sa façon d'être. Il est adossé contre un abris bus en plastique transparent. Fumant une cigarette l'apaisant étonnamment, il a le pied droit appuyé sur la plaque de pastique, derrière lui. D'un coup de main, il replace son énorme casquette blanche soutenue par un bandeau noir.
Il pense à la vie, et observe tout les mouvements de la population s'amassant près de lui ou le frolant à peine. "Les Hommes sont stressés" se dit-il en soupirant du nez. Il rammène sa cigarette à sa bouche et en aspire une nouvelle bouffée. Il se r'appuie contre le plastique froid d'où des gouttes d'eau coulent déjà depuis plusieurs heures. En effet, il est là depuis plus de trois heures et se délecte de regarder le monde passer devant ses yeux. Il pleut atrocement en dehors de cet abris bus qui lui sert alors de refuge. Il a quitter son appartement du dernier étage d'un grand immeuble huppé pour se retrouver en plein milieu d'une avenue surpeuplée de monde qui ne font visiblement pas partie de sa catégorie.

Etrangement, il se sent dans cet endroit comme dans son propre appartement. Il se sent chez lui en repensant à sa tendre enfance où il arpentait les rues de cette ville qui n'a plus aucun secret pour lui. Il en connait les moindres recoins et pourrait la redessiner les yeux fermés. Cette ville entière est sa demeure, il ne se sent chez lui que dans les rues salles et mal famées de cette métropole.
Devant lui passe et repasse un nombre incomptable d'hommes et de femmes d'affaires comme de petits gens du peuple. Son visage est livide et il ne semble pas réfléchir à grand chose si ce n'est son bonheur. Pourtant, malgrès l'apaisement qui le touche à ce moment, il sent comme un malaise. Il se sent comme invisible aux yeux de la population, il pense que s'il s'avance et effectue les mêmes mouvements, les mêmes pas que les autres, personne ne le remarquera et s'il meurt, inerte sur le sol, personne ne viendra l'aider. Personne ne le reconnait. "Je me faufile dans la foule, je suis invisible aux yeux des gens et si je meurs, personne ne le remarquera." susure-t-il pour lui. Lui pourtant célèbre avec une notoriété incontournable, il est Tom Kaulitz, le grand Tom Kaulitz. Ce malaise lui crée tout à coup une boule dans le ventre et la fumée sortant de sa bouche lui pique affreusement la gorge. Il toussotte puis se replonge dans ses pensées, le regard dans le vide, au milieu d'une avenue surpeuplée, adossé à un abris bus, au beau milieu d'une métropole étouffante elle même au beau milieu du monde.
Il respire lentement, il se sent extrèmement bien et sa vie est à la hauteur de ce qu'il a toujours voulu en faire. Il est arrivé au summum de ses rêves et il en est fier. Il a tout pour lui, l'argent, les filles, un frère extraordinaire à qui il peut tout dire, des amis fidèles avec qui il partage sa passion et sa vie, une famille en or. Il a tout. Que vouloir de mieux quand vous êtes mondialement connu, que la moitié des filles de la planette sont à vos pieds et que vous avez de l'argent pour suffir à vos besoins ? Il n'a même pas le temps de répondre à sa propre question qu'en une fraction de seconde, en un instant indeffinissable puisque tellement court, entre dans l'arret une femme aux talons hauts, simplement vêtue d'une robe rouge d'été parsemée de quelques volants délicatements cousus sur les fins tissus rougeâtres qui recouvre ses courbures de rêves. Elle est d'un blond pur et ses cheveux sont légèrements bouclés vers les pointes. Son maquillage est pourtant beaucoup accentué sur le noir. Elle n'a pas de veste et est littéralement trempée jusqu'aux os. Et lui, il est là, bouche bée devant cette existance. Il était près à ramener sa cigarette à sa bouche mais sa main s'est fixée et ne veut plus entendre raison, il jette l'objet fumant par terre et l'écrase d'un coup de pied sans perdre de vu la jeune fille. Elle doit avoir aux environs de dix huit ans. Il n'arrive plus à détourner son regard mais sent bien que toutes les personnes présentes autour d'elle la regarde. Et visiblement, elle le sait. Elle prend une position grande sur ses talons qui la rendent presque aussi grande que lui et monte sa tête dévisageant l'assemblée d'un regard hautain. Elle arrive à la hauteur du jeune dreadé et s'apperçoit que celui-ci ne la lâche pas du regard. Elle effectue un petit tour discret sur elle même faisant voler sa robe divine.
Elle continue ses pas et ses petits rires tout seule afin de séduire le plus de personnes possibles autour d'elle mais aussi dans l'espoir de faire céder le jeune qui la regarde du haut de ses larges habits. En désespoir de cause, elle s'avance vers celui-ci qui ne se lasse toujours pas de la dévorer du regard.
S'effectue un petit jeu entre elle et lui. Elle, le dévisageant gentiment du regard et virevoletant devant ses yeux jusqu'à en froler ses habits de ses volants et lui, la suivant dans tous ses mouvements de corps.
Il entend des murmures derière son oreille provenant d'une femme d'une trentaine d'années avec une poucette. Il semble déceler quelques bribes de phrase avant qu'elle ne la prononce d'elle même à haute voix.

- Elle le chauffe dit-elle rien que pour arrêter les mouvements de la belle de ses paroles de serpent et d'un regard foudroyant qui crispe tout les passants.

Certains préférairent partir, d'autre toussoter pour apaiser l'atmosphère et d'autres enfin esquisser un sourire. Quand à lui, il restait là à la regarder avec insistance comme pour lui dire de continuer à le "chauffer". Ce qu'il voulait ce fut, elle recommença dans la seconde qui suivit son regard pressant. Elle gesticulait comme une petite fille à qui on fait des chatouille en y ajoutant une sensualité dont elle seule avait le secret envoûtant. Il aimait se faire émoustiller par une fille. Il aimait se faire draguer. Il aimait les filles surement presque plus que tout. Il en avait des dizaines et des dizaines à ses pieds mais à cet instant, il ne les voulait pas et il préférait celle-ci, celle qui se déhanchait presque vulgairement juste sous son nez. Il voulait alors la seule qu'il savait difficile d'accès. Leurs jeux de regard et de mouvement dura plusieurs minutes qui parurent comme des secondes au jeune. D'un regard furtif, elle scruta ses yeux noisettes. Elle détourna vite le regard et observa le cadran qui donnait l'heure eu milieu de l'abris en plastique. La femme à la poucette était partie depuis longtemps mais certaines autres petites vieilles l'avaient remplacé et lachaient de temps à autres des injures que seule elles comprenaient puisqu'encestrales.
Enfin, quand la blonde se retourna entre deux émoustillages du dreadé vers le cadran qui affichait alors dix sept heure, elle s'arreta net et tourna le dos au jeune homme. Elle scruta l'horizon qui n'était autre que l'avenue descendante vers je ne sais où. Elle regarda, scruta, examina toutes les parcelles du trotoir jusqu'à elle sous le regard incompris du blond. Après environs cinq minutes, arriva un homme plutôt huppé appartenant de première vue à la catégorie du guitariste. Il était grand mais pas aussi mince que le jeune, il semblait être d'une vingtaine d'années et était en costar. Tout le monde alors regarda le blond avec un petit sourire.
Celui ci ne regardait plus rien autour de lui, ni les affiches publicitaires, ni les voitures, ni les gens, il était bloqué sur les courbes de la jeune fille à la robe rouge et au regard persant. L'homme en levant le menton la pris par la taille et l'embrassa langoureusement. La boule déjà formée dans le ventre du dreadé s'emplifia et il se sentit comme on dit vulgairement : roulé. Il se sentait sali qu'elle ne veuille pas de lui. Il se sentait honteux d'avoir cru que n'importe qui pouvait lui appartenir grâce à ce qu'il était devenu. Après tout, ici, dans cette avenue, dans cet arrêt de bus, au beau milieu d'une gigantesque métropole, dans un petit recoin de la planette, il n'était plus personne. Il n'était plus qu'une de ces personnes que l'on croise dans la rue pendant un quart de seconde et qu'on sait très bien qu'on ne reverra jamais et dont on a carrément rien à faire. Il faisait parti de ces gens là à la seconde même ou il franchissait le palier de son immeuble.
La femme mis sa main dans les cheveux gras et mouillés du personnage qui parraissait être son petit-ami. Puis elle partit, sans un mot, sans un regard, sans une parole. Elle n'avait même pas dit son nom, elle n'avait même pas ouvert la bouche et il s'était fait berner par cette beauté fictive.
Il sortit son paquet de cigarette de sa poche à l'instant même ou ses talons recommencèrent à marteler le sol et il s'alluma une énième cigarette qu'il aimait tant. Il en pris une grande bouffée et recommença son occupation, le regard dans le vague à observer le monde passer devant ses yeux mais cette fois-ci, il ne pensa pas à sa belle vie, il pensa à ce que sont les gens, à ce qu'ils peuvent ressembler par rapport à ce qu'ils sont réellement. Qui est il par rapport aux autres ? Ca le monde l'apprenait par la presse et il n'avait qu'à ouvrir n'importe quel journal pour le savoir. Qui était-il vraiment ? Ca, pensa-t-il c'est une autre histoire...

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C'est court je sais *baisse les yeux* Mais ça vous plait ? *Sourire éclatant*
J'veux vos avis...
pleaze [L]

J'ai été corrigée par elle. Si tu veux toi aussi te faire corriger, va y faire un tour !
# Posté le mercredi 16 avril 2008 14:25
Modifié le jeudi 24 avril 2008 14:37

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